Presse

« Rencontre avec l’une des voix les plus intéressantes de la littérature théâtrale contemporaine : Samuel Gallet fait le pari de la fiction, maintenant la tension entre la fragmentation intérieure et l’espérance d’une unité possible. »

Pierre Monastier et Frédéric Dieu, Profession spectacle, 17 novembre 2021

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La ville ouverte

« Cette épée de Damoclès suspendue au-dessus de nous est l’épreuve que nous ne devons pas refuser, que nous devons affronter : d’une certaine manière, il faut prendre l’arme ou rendre l’âme. Elle vient, cette épée, couper en son milieu le fruit rond qu’est la terre, nous traverser de part en part pour le pire (la sensation d’une chute permanente et sans fin de tout, le sol qui nous manque, l’angoisse devant la force avec laquelle le monde court à sa perte) et le meilleur (le parler tranchant retrouvé, le désir d’innocence et de pureté, la soif d’aimer en vérité). C’est pour tout cela qu’il faut lire la pièce de Samuel Gallet dont l’argument, le déploiement et le langage (malgré les deux intermèdes consacrés aux flatteries de Damoclès qui nous semblent être une concession malheureuse au parler médiatique de ce temps) se situent à cette hauteur historique et tragique qui ennoblit l’auteur et son lecteur en leur faisant franchir ensemble les portes de la vérité. »

Frédéric Dieu, Profession spectacle, 2018

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Mephisto Rhapsodie

« THE TIMES - ★★★★ Imaginative, ambitious, engaged, unpredictable and alive Outstanding…ravishingly good Exquisitely staged nightmare.  »

Dominic Maxwell, The Times , 2019

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« THE SPY IN THE STALLS - ★★★★★ Radical, bold, political, funny, scary, shocking, moving – a truly transformational night at the theatre’ ‘Is this now the most exciting theatre in London?  »

Joseph Prestwich, The Spy in the stalls , 2019

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« THE OBSERVER - ★★★★★ One of the most thought-provoking and enjoyable pieces of theatre I have seen in a long while  »

Kate Kellaway, The observer , 13 octobre

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La bataille d’Eskandar

« Acculée par la contrainte et la privation, une femme éclate les tissus du réel pour s’engouffrer dans le formidable imaginarium de la ville d’Eskandar. »

Victor Inisan, La gazette des festivals, 2018

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« Écrire n’aura jamais été autant aujourd’hui le lieu terrible de ces questions, de ces choix : l’imaginaire, l’espace d’un abri ou l’enjeu d’un combat ? Le rêve, une façon de s’arracher au réel, ou une manière de renouer aux réalités désirables ? Le travail de Samuel Gallet prend les armes à cet endroit pour ferrailler dans ce théâtre des opérations et des contradictions. En faisant du rêve le territoire d’une reconquête du réel, il opère ce pas de côté qui tout à la fois nous arrache au réel et permet qu’on s’en saisisse. Par le jeu troublant d’un onirisme travaillée par la réalité sociale, et d’une réalité attaquée par le rêve, il fabrique une langue capable de réarmer la nécessité vitale de nos jours : celle de la vengeance. »

Arnaud Maïsetti, L'insensé, 2018

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« Avec des moments lyriques, d’autres tragiques ou oniriques, des séquences construites comme des didascalies ou des listes d’animaux fabuleux, La Bataille d’Eskandar est une matière incandescente et paradoxalement jubilatoire. Un appel à faire peau neuve en quelque sorte et à reconstruire. »

Laurence Cazaux, Le matricule des anges, 2017

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Issues

« Issues réussit ce petit miracle, de partir de cette antique comédie, certes relativement épargnée par le passage du temps, quant à son potentiel désopilant (rappelons qu’il s’agit de l’organisation par les femmes grecques d’une grève du sexe, destinée à mettre fin à la sanglante guerre du Péloponnèse), pour donner à voir, et à ressentir, l’expérience carcérale, sa violence, sa misère sexuelle, et l’inextinguible soif de liberté qu’elle engendre. »

Justin Winzenrieth, Le souffleur, 2016

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« Outre la naissance de l’écriture, ce texte pose avec acuité la question de la place de la culture dans notre société. Il montre de manière drôle et abrupte le clivage existant entre ceux pour qui la culture est essentielle et ceux qui en sont exclus et ne la trouvent en rien nécessaire. »

Laurence Cazaux, Le matricule des anges, 2016

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Communiqué n°10

« « Un fait divers comme il en existe tant et l’explosion d’une cité servent de fil conducteur à deux parcours parallèles. Celui d’Hassan, le frère qui ne sait pas au juste contre qui exercer une vengeance enracinée dans une frustration plus lointaine et celui de Damien dont le seul crime véritable est d’avoir voulu échapper à sa condition, d’avoir voulu rêver d’une autre vie possible. Violence, violence contre soi-même, sentiment de l’échec et abandon de ses propres illusions rassemblent ces deux jeunes hommes que le barillet d’un revolver sépare en grinçant. Autour d’eux, le monde aligne ses victimes dont les illusions ont du mal à survivre à l’épreuve du temps. Un vieillard qui désire mourir à l’écart de l’empathie des siens, une jeune droguée qui se donne à un clochard, une mère folle de douleur et une jeune fille gentille qui ne sait pas trop comment agir. (…) enlaçant les intrigues et les destins de personnages avec une compréhension exempte de tout jugement hâtif l’auteur réussit à saisir quelque chose d’un malaise plus profond qui dépasse le désœuvrement, le chômage, l’échec de la scolarisation. Comme une violence héritée de la frustration des pères (magnifique métaphore du père mort qui demande à son fils de ne pas identifier sa tombe pour qu’on ne vienne pas le chercher en cas de pénurie de main d’oeuvre). Et puis il y a la belle trouvaille de ces enfants, organisés en bandes d’amoureux, qui mènent leur guérilla armés de boules puantes comme un jeu dangereux auquel il n’y a pas de fin. Bien construite, bien écrite dans une langue efficace et sans manière, une pièce sensible et généreuse. » [Comité de lecture du Panta Théâtre, pièce coup de coeur du comité en 2011] »

Comité de lecture , Panta théâtre , 2011