La bataille d’Eskandar

Pour échapper aux huissiers, une femme rêve d’un séisme qui les ferait disparaître. Ainsi le chaos lui permettrait-il de se reconstruire, autre, avec Mickel, son fils de huit ans et demi. L’urgence est telle et le rêve est si fort que la catastrophe advient. Tout s’effondre. Dans la ville d’Eskandar, la nature reprend ses droits. Un zoo est laissé à l’abandon, des fauves s’échappent et attaquent celles et ceux qui n’ont pas pu ou voulu partir. Parmi eux Thomas Kantor, un obscur criminel en cavale.
Accompagnée de Mickel, cette femme, se rebaptisant Madame de Fombanel, s’enfuit de chez elle et s’enfonce dans la zone pour abattre des lions. A la fois effrayée et fascinée par la propagation du désastre, elle investit une école abandonnée, à la porte de laquelle Thomas Kantor vient frapper.

Ouvrage publié avec le soutien du Centre National du Livre

Quelques notes 

Eskandar. Ville imaginaire, onirique, pour nommer ces espaces troubles de nos sociétés, ces zones tant symboliques que réelles, laissées à l’abandon, mises à l’écart de la marche du monde qui expriment à la fois ce qui disparaît irrémédiablement et ce qui n’est pas encore repérable, les premières pousses d’un monde nouveau. Eskandar peut être ici comprise comme symbole de notre époque en friche, minée par le dégout d’elle-même, traversée par des jaillissements de violences, mais où apparaissent malgré la peur et les replis, malgré les haines attisées et les tensions, de nouveaux alphabets pour le monde de demain. La bataille d’Eskandar  évoque cette tension – que le rêve exprime sans contradiction – entre notre obscur désir de destruction totale et notre lutte quotidienne pour construire des espaces viables pour soi et pour autrui. Espaces sous tension peuplés de vertiges, d’appréhensions mais aussi de joie, de beauté et d’humour.

 

La bataille d’Eskandar

Date de publication

2017

Éditeur

Détails

13x21cm, 64 p.

ISBN

978-2-84705-144-5
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Extrait

« N’est-ce pas fabuleux ?
Le monde qui s’effondre vers autre chose
Comme un gigantesque animal qui s’ébroue ? »

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