Écrivain, dramaturge, poète, metteur en scène,
Samuel Gallet écrit pour le théâtre,
compose des poèmes dramatiques,
travaille régulièrement avec des musiciens,
cherche la friction entre musique et théatre,
politique et poésie,
périphéries et centres,
marges et attroupements.                                                                                                                      Ses textes sont publiés aux éditions Espaces 34.

Actualités

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Un extrait

> Oswald de nuit

Oswald sniffe de l’essence hôtel chambre 64.
Oswald a bien compris que rien ne sert de courir, le monde finira toujours par le rattraper.
Les yeux bloqués par la came, pianotant le sol de ses doigts maigres, le voilà qui rêve d’une ville aux murs transparents, aux rues éclatées en dix directions, aux fleuves investis.
Nous nous ennuierions moins.
Dit Oswald et il plonge la tête dans la bouteille plastique parce qu’il ne croit plus à l’imagination.
Et il se retourne sur le matelas humide.
Été pollué.
Niveau d’alerte 4.

Le matin déjà.
La ville rincée.
Les éboueurs désencombrent le marché des déchets, fruits pourris, haleines stagnantes, tréteaux mouillés de pulpes et d’insecticides.
Se disputant avec Oswald les restes gratuits recueillis par l’asphalte, ils jettent les dernières heures du matin dans le trou motorisé.
Des femmes bleues se déchirent le corps d’Oswald dans les rues lentes de midi.
Des chambres se vident.
Des taxis se taisent.
Des guerres s’épanouissent.
La journée avance si vite.
Mais Oswald s’échappe.
Oswald s’évade.
Oswald est une échappée d’air.

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